Tuesday, July 15, 2008

Je suis à lire une histoire de la guerre de trente ans et plus que jamais je suis d'avis qu'on doive juger d'un livre non par son contenu (womit vewelkt die ganze begriffslehre gar nicht, aber wohl jede kritik irgendeines begriffs) mais bien par l'effet qu'il produisent sur notre esprit. Si la lecture des romans favorise le sentiment que nous avons de notre propre individualité (bien que celle-ci nous soit refletée par l'universalité du language, donc rien de moins personnel), ce type de livre en revanche nous en rend presque inconscient, nous permet d'acceder, nous assimile à une force morale très puissante, à celle de la conscience historique ou collective. Nous devenons comme historiquement conscient, individuellement inconscient, nus ne parlons plus le language de l'individualité, mais celui de la colectivité. Nous ne sommes pas pour autant moins égoistes puisque c'est le sentiment qu'on gagne d'une certaine puissance (cognitive?) qui nous fait dédaigner un retour à la conscience individuelle, chose pas moins fictive, moins artificielle, que l'autre, mais beaucoup plus apte à nous faire languir dans un sentiment d'inpuissance, de souffrance romantique. Ce qui compte c'est la direction refletée par la conscience, d'une attitude générale empruntée par l'être.

Monday, July 14, 2008

La pensée est la hantise des choses, de l'horreur de l'esprit devant la force, le poids, la complexité insondable de celles-ci. Il me parait évident que l'activité intellectuelle de la soi-disante Nouvelle Droite se concentre avant tout sur la formulation de démentis. Cela affaibli toute sa portée? Dire que l'ancienne droite est morte, et que cela soit une bonne chose, ne doit pas nous empêcher de voir que ceux qui se disent vouloir en prendre la place, ne voient pas, du moins inconsciemment, l'immense avantage d'en recueillir non pas une partie, mais bien tout l'héritage, même celui légué par le souvenir des pires extrémités. Non plus de ne pas voir que c'est par là qu'elle tire toute sa force, tout son pouvoir de séduction. Ce qui gène les allemands dans la consolidation de leur sentiment national, c'est bien sûr leur passé Nazi, passé qu'il refusent d'assumer, reculant devant l'horreur, mais pourtant au fond fascinés par la plus grande aventure de l'histoire comtemporaine. Wir waren damals jung, gesund und bis zu Verwegenheit nicht ein bisschen geneigt mit diesem unseren tollen Vollblut verschwenderisch zu sein. Warum dieses leugnen? Also Mut!