Thursday, March 27, 2008
The one condition that had to be respected for anything to make its way succesfully into my consciousness and become so to speak a working part of it was that it should not undermine its purely functionnal compactness. This is moral re-established on the most practical grounds. This was not reckoning with the overlapping, or more to the point here, conflicting consciousnesses brough about by linguistically conditionned world views, and for a time, german, in my case, tended not only to dominate but to discredit and exclude world views enabled by other idioms save when the enabling expression could be perfectly as a single word or image be enchassé or taken up by a german context, this tending anyway in a remarkable degree toward appropriation. It allowed me to set about things at any moment in a sharp, efficient it seems, yet complex incisive way, Nevertheless this meant that a very repressive and wearing mechanism was subconsciously at work.
Wednesday, March 26, 2008
GEISTESLEBEN: Je dois me résigner à ne pas pouvoir saisir ce que je suis en réalité, à tenter de faire la synthèse d'impressions recueillis lors de moments différents, une impression contredisant l'autre, les réconciliations sont impossibles: on a de soi que ces images qu'on se fabrique, qui viennent comme s'imposer d'elles-mêmes, on aurait tort d' y voir la forme de son existence, tout au plus -mais alors là absolument?- une projection trahissant l'orientation momentanée de ses désirs plus profonds, et bien que je n'ose croire que ceux-ci soyent aussi mouvants, aussi peu fixés que ces fantaisies éphémères qu'on serait portés à croire comme changeant constament sous la pression toute variable de l'existence mais qui en sont peut-être une image moins juste, mais renfermant secrètement tous les éléments permettant de reconstituer l'image originale qui serait la clé des désirs, je me dis que la vie réelle est ailleurs et ne peut être possédée de cette façon. Comment donc se mettre en jeu avec toute la force dont on dispose?
Tuesday, March 25, 2008
Staggering weight of the deepening impression of faulkner's-talent? achievement? result? the very partially resolved disquietude, the slightly winding down of the full blown unbearable dieser lektuere seeping its unseen way into and filling miasmically, chilling the marrow, the afternoon of the long quiet day.
Also began Schleef's Zigaretten, about which I had been thinking for some considerable time.
I finished Hanke's Tormann this morning and as usual with this author it was an emotionless almost boring read, but it left some some significant impressions that still need to be sorted out.
Also began Schleef's Zigaretten, about which I had been thinking for some considerable time.
I finished Hanke's Tormann this morning and as usual with this author it was an emotionless almost boring read, but it left some some significant impressions that still need to be sorted out.
Friday, March 21, 2008
Comment naissent les intérêts, comment prennent-ils forme? On doit pourtant choisir entre plusieurs voies, faire un bout de chemin sur l'une d'elle. Grosse lust diese Wallenstein-Biographie von diewald anzufangen gespurrt.
Aussi poursuivi la lecture de If I remember thee, Jerusalem. Hier débuté celle de Die Angst des Tormanns beim Elfmeter.
Aussi poursuivi la lecture de If I remember thee, Jerusalem. Hier débuté celle de Die Angst des Tormanns beim Elfmeter.
Thursday, March 20, 2008
Terminé hier Austerlitz de Sebald. Aujourd'hui continuation de Voyage en Espagne et Die Angst des Tormanns beim Elfmeter.
Thursday, March 13, 2008
Voici reprise depuis hier la lecture de The Way of all Flesh, interrompue il y a quelques semaines sans idée bien précise de la reprendre pour de bon, comme insensiblement, sans curiosité très prononcée non plus d'en connaitre un jour la fin qui ne pouvait pas, avec pareil titre, réserver bien des surprises réjouissantes au lecteur, hormis l'édifiante possibilité de s'étonner sur la durée de la laborieuse péristalse morale qui tient ici lieu de narration. C'est toujours quelque chose pourtant, ce souci d'en finir, je me dis, cette obsession d'en venir à bout de l'existence, comme métaphoriquement accroupi, peinant, grinçant, de dénouement en recommencements, ici, il faut avouer que l'idée de l'auteur était bonne, se servir d'un vieil ami de la famille, du parrain, pour recueillir, pour laisser couler entre ses doigts solides et expérimentés de manière à en rehausser un peu l'éclat terne et pitoyable, la petite poussiere broyée et riche en tesson, résultat des pots cassée du jeune héro dont il a entrepris de relater les premières expériences, et à partir de laquelle il allait pouvoir faire une pâte qu'il pouvait pétrir et former de sorte qu'elle puisse à peu près ressembler l'homme que ce jeune homme était devenu.
Wednesday, March 05, 2008
On se sent donc intelligent par la seule force d'une idée qui s'empare de toutes les autres, prenant en charge collectivement leur destinée qui jusque-là s'effilochait au gré des courants neuroneaux, des applications vagues et rudimentaires, perdaient au gré des rognures la précision de leur contours, leur identité distincte, vivant aux dépens de parents plus ou moins en faveur auprès de l'usage commun.
Tuesday, March 04, 2008
Imaginer la plus belle chose qui soit en certaines circonstances: sa propre mort. Son anticipation, le terme d'un enchainement d'évenements triés, de pensées choisies, modifiées par la pression de l'unique aboutissement, pas de passé sans avenir, mais cet avenir certainement comportant cet horizon de tout les points de vue particuliers, la mort avec laquelle on s'arrange bon gré mal gré. Parfaite correspondance entre le mot et la chose, c'est à dire qu'a l'universalité du mot (allgemeinheit der sprache) répond celle du fait, la mort est commune à tous.
Monday, March 03, 2008
Je le vois maintenant de manière assez distincte, ce qui confère de la force à mes vielles idées, qui redonne son mordant au ratelier usé de la conviction, qui permet de vaincre la viscosité qui enduit la couche exterieure des choses et les entrainer avec soi sur son passage, de rompre, en un mot, l'enchantement de leur crasseuse inertie, c'est l'écho lumineux et sonore partant d'une seule idée, en soi peut-être pas nouvelle, ou peut-être plus nettement dégagée, naissant des entrechocs que subit la masse des autres, souffle animant à force de se répercuter, comme un coup de grisou arrivant soudain à embraser les mornes galeries creusés péniblement jusque là à même la lourde et glaireuse matière dont me parait être constituée la réalité. Mais qui permettrait de rescaper toutes les autres idées qu'on traine avec soi depuis toujours et de ne pas en sacrifier une seule, de les faire vibrer, d'en tirer de la chaleur dans sa viellesse et dans son abandon, de valider la somme de l'expérience.
