Wednesday, January 23, 2008

La révélation d'un monde nouveau! En entendant Gould jouer du Berg à Moscou en 1957, les jeunes musiciens russes eurent cette impression que quelque chose de nouveau leur était révélé. Un miracle! qu'ils disaient. L'oreille attendait cette révélation. Quelque chose veillait, était en attente, préparait la réaction. auf etwas lauernd, gespannt! Pourtant si je dis que cet enthousiasme était avant tout d'ordre esthétique, c'est à dire «entendu» mais qu'il débordait largement l'étroit glaire tracé par une reception plus ou moins pure du contour des rhytmes et des sons de la musique, que cette assemblage d'effets reflétait dans sa différence la possibilité d'une liberté dont l'esprit pouvait s'approprier, sans trop redouter de conséquences sérieuses, je ne fait qu'interprêter des sentiments en me servant du même schéma métaphorique et positif dont se servaient ceux qui les ont éprouvés, bien que ceux-là ont abouti à une toute autre interprétation. Abouti? L'Interprétation était ce à quoi ils devaient aboutir! Ils devaient seulement en trouver le chemin. et comme toute musique fini par être comprise...même au travers la déraison Rien n'est en réalité transposé. Rien ne s'est déplacé alors, personne n'est allé vers quoi que se soit, ni vers la liberté, ni hors de leur servitude, bien au contraire. Mobilisés, comme qui dirait, ils l'étaient, ils y voyaient tous ce qu'il y voyaient, étaient prêts à se comporter comme si ce qu'il voyaient était là. Les gens on perçu un sentiment, se sont crus animés par ce sentiment. Glenn se voyait comme embassadeur. Il leur apportait quelque chose dont ils pouvaient se servir: l'étonnement devant son génie! Les paroles dont se servaient le régime communisme ne sont en rien moins menteuses que les paroles du plus libre penseur...de celle qui affranchissent... La seule chose qu'il est permi de dire, c'est que tous ces gens se sont trompés, il ont senti, il ont pensé, il se sont donc trompés. Se voir, se tromper...

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